Arette la Pierre Saint Martin

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La peste au XVIIème siècle

PESTE 2

La peste a ravagé la ville au XVIIème siècle

L’épidémie du Covid-19 réveille le souvenir de ces nombreuses épidémies qui ont, depuis des siècles, marqué l’histoire de la commune, dont la peste au XVIIème siècle.

Intitulé "Le terroir d’Arette de 1186 à 1789" et publié en 2009, le précieux ouvrage écrit par Joseph Arrègle évoque les cruelles épidémies de peste qui affectèrent jadis le Barétous tout comme l’ensemble de notre continent. Les termes "mortalhe", "pestilensie", "pesta, "ben de peste" désignaient ce terrible fléau dans les registres notariaux qui ont pu être conservés, notamment ceux du XVIIème siècle. En effet, le village d’Arette n’a pas échappé à l’épidémie de 1652.

"Le registre paroissial d’Arette énumère à cette date les victimes de ce mal", indique l’historien barétounais tout en faisant remarquer "que la plupart habitaient à proximité de l’abbaye laïque". Ainsi entre le 3 novembre et le 12 décembre périrent Marie de Puyou (35 ans), Marie de Foueilhis (15 ans), la noble Isabeau de Saint Castin (24 ans), Archange de Lassalette (18 ans), Catalina de Mirassou, Marie de Laffatique (14 ans), Jean de Houeilhis, Jacques de Camau et Gratia Deu Camau. La calamité s’est poursuivie en 1653, touchant notamment les familles Behury et Lamothe. Au total en quatre mois, la peste avait tué, à Arette, une vingtaine de personnes.

Ensevelissements immédiats - "Pour lutter contre la contagion, les jurats ordonnaient des ensevelissements immédiats dans les jardins ou les prés, le plus près possible des domiciles, précise Joseph Arrègle. Ces malheurs succédaient à des années de disette qui ont sans doute fait le lit de la contagion".

Le mauvais temps avait en effet entraîné deux ou trois années consécutives de mauvaises récoltes. La communauté d’Ance avait envoyé des délégués chercher du blé à semer en Espagne. A Féas, l’assemblée des habitants avait créé un syndicat chargé d’acheter du grain et les jurats d’Arette avaient demandé à l’Intendance royale l’autorisation de faire un emprunt important.

"A ces dépences de survie s’ajoutaient les frais occasionnés par la lutte contre le fléau", poursuit Joseph Arrègle qui cite "les éventuelles processions, les piquets de garde sur les voies d’accès au village, les chirurgiens qui dispensent emplâtres, potions, clystères, saignées ou les barriques de vinaigre dont les vapeurs âcres désinfectaient les maisons des pestiférés".

Aujourd’hui encore, trois croix de pierre témoignent, dans deux jardins et dans un prè, de l’ensevelissement de chrétiens hors du cimetière



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